Les hommes qui vivaient à Sainte-Marie

À l'exception d'un prêtre italien, les habitants de Sainte-Marie étaient tous des Français. Il ne se trouvait aucune femme parmi eux. Les Indiens, curieux, rendaient souvent visite aux prêtres et à leurs auxiliaires, pour observer leur mode de vie.

Les jésuites

Les jésuites étaient des prêtres de la Société de Jésus, ordre fondé par Ignace de Loyola en 1534. Cet ordre militant était fortement structuré, discipliné et dynamique. Seuls des hommes de qualité, dont la personnalité et les talents particuliers pouvaient être mis à contribution, étaient admis à la Société. Pour devenir jésuite, il en prenait de 13 à 15 ans. Souvent appelés « les soldats du Christ », les jésuites étaient organisés selon un modèle militaire.

À partir de 1639, les prêtres arrivèrent en nombre, car Sainte-Marie servait de quartier général de la mission. Il fallait disposer du plus grand nombre possible de prêtres, afin de dispenser aux nouveaux venus une formation appropriée par des prêtres d'expérience. Certains des prêtres trouvaient difficile la vie en Nouvelle-France.

Les frères convers

La Société de Jésus comprenait également des hommes qui prononçaient les vœux de frères convers. Les cinq frères convers de Sainte-Marie étaient tous des artisans chevronnés et de fervents catholiques.

Les « donnés »

Les « donnés » formaient un autre groupe d'hommes à Sainte-Marie. Ils avaient signé un contrat avec la Société, s'engageant à aider les prêtres et les frères dans leur labeur de missionnaires.

Certains étaient des gens de métier - menuisiers-charpentiers et forgerons - tandis que d'autres étaient laboureurs.

Les engagés

Les hommes de Sainte-Marie ne prononçaient pas tous des vœux. Les jésuites engageaient des hommes pour les aider à édifier la mission de Sainte-Marie dans cette région sauvage. Souvent, ces employés prononçaient leurs vœux de « donnés » après avoir travaillé à la mission pendant un an ou deux.

Les militaires

Au départ de Québec, des soldats accompagnaient les flottilles de canots sur le trajet de 1 250 kilomètres. Ils rentraient à Québec le printemps suivant. Au début, les jésuites craignaient que les militaires ne soient d’un mauvais exemple pour les Ouendats, mais leur bonne conduite devait bientôt les rassurer.